Jacques et Anne-Marie* en connaissent, des destinations exotiques… entre les nombreux pays d’Afrique où ils ont vécu, les Baléares ou les Caraïbes, où ils on beaucoup voyagé, ou encore la Réunion où ils ont failli acheter une résidence… mais c’est bien en Thaïlande, qu’ils ont décidé de s’installer pour leur retraite.
« Nous n’avons découvert la Thaïlande que cette année, au mois d’avril, lors d’une croisière qui nous a emmené de Singapour à l’Italie, en passant par la Malaisie, le Thaïlande, l’Inde, le Oman, le Yemen ou encore, l’Egypte… » C’est à Phuket qu’ils ont fait escale. Ils ont visité les îles alentours, notamment les îles Phi Phi, qu’ils ont trouvées magnifiques. « Mais c’est surtout le contact avec les Thaïlandais qui nous a marqué. Nous avons ressenti quelque chose de très positif. » De retour en France, ils voient un reportage à la télévision sur des retraités installés en Thaïlande, et là se disent « Pourquoi pas nous ? » Ils se renseignent sur les destinations possibles et sont séduits par Hua Hin. Ils contactent alors Company Vauban, par téléphone. « Nous avons eu un très bon contact avec Cyrille. Et ce qui nous a vraiment décidés à venir rapidement, c’est que Company Vauban nous remboursait le billet d’avion en cas d’achat… et que tout était fait pour faciliter notre séjour sur place (réservations d’hôtels, organisation des visites…) Nous avons eu Cyrille au téléphone un vendredi le jeudi suivant, nous étions à Bangkok ! » Aujourd’hui, ils viennent d’acheter une villa à Baan Inhg Phu et s’y installeront lorsqu’elle sera achevée, en juillet prochain. Ils ont également acheté une villa à Pattaya, comme investissement locatif « Avec une garantie locative à 7%, c’était vraiment intéressant ».
A Hua Hin, ce qu’ils apprécient par-dessus tout, c’est « le calme des gens. Y compris les Européens qui vivent à Hua Hin sont des gens calmes. Mais aussi le fait « d’avoir l’impression d’avoir toujours vécu là. On a vraiment l’impression de faire partie de la population ». Après une vie bien mouvementée, et avoir connu de graves problèmes de santé, Anne Marie a trouvé son havre de paix… « La qualité des soins était vraiment un critère de choix important pour nous, c’était primordial, car ma femme a des traitements assez lourds à prendre » nous confie son mari. « Cyrille nous a fait visiter le Bumrugrad Hospital a Bangkok, et nous avons été vraiment épatés par la qualité des locaux et l’amabilité du personnel… le hall d’accueil ressemble plus à un hôtel 5 étoiles qu’à un hôpital ! Ensuite, Cyrille a appelé pour nous le Bangkok Hospital et leur a faxé la liste de médicaments que nous lui avions donnée, et nous avons ainsi pu avoir confirmation qu’ils les avaient bien tous ». Et comme la Bangkok Hospital ouvrira une antenne à Hua Hin en 2011, Jacques et Anne-Marie sont définitivement rassurés sur l’aspect santé.
« La qualité des soins était primordiale »
Et ils ne comptent pas s’arrêter de voyager pour autant : « Nous comptons bien aller au Laos, au Cambodge, au Vietnam… retourner à Singapour aussi, que nous avons beaucoup aimé ». D’autres activités les attendent sur place : « Il faudra se remettre à l’Anglais… nous pensons aussi apprendre le Thaï, il est possible de prendre des cours dans la résidence. Et puis, nous aimerions nous mettre doucement au golf, il est juste à côté ». Jardinage et peinture sont aussi au programme.
Séduits par les Thaïlandais, ils le sont aussi par la gastronomie : « C’est beaucoup moins lourd que ce qu’on mange chez nous. Et ce qui est bien, c’est que comme les restaurants sont très bon marché, on sort pour manger… et une fois dehors, on profite un peu… en France, on a tendance à faire les courses pour la semaine, à manger à la maison, et donc, à ne rien faire de la journée… » Jacques n’en revient pas encore du prix des plats dans la rue ou dans les restaurants thaïlandais « Nous avons acheté des nems, dans la rue, ils les coupent,, ils vous donnent des petits pics pour les manger… 25 baths(1)… nous sommes aussi allé dans un endroit où ils vous donnent une carte, sur laquelle vous mettez du crédit, et où vous allez choisir vos plats… il y a différents comptoirs, beaucoup de choix et les plats sont entre 25 et 50 baths… ils vous débitent sur la carte. Pour moins de 300 baths(2), nous nous sommes régalés tous les deux… ».
(1)environ 50 centimes d’euros / (2)environ 6,5€
Il y a un moment que Jacques et Anne-Marie souhaitent quitter la France, où ils n’étaient pas satisfaits de leur qualité de vie. Anne-Marie nous confie qu’elle était assez stressée et qu’elle dormait mal. Pour le moment, ils voyageaient beaucoup mais n’avait pas encore vraiment trouvé le pays où ils pourraient s’installer « L’Afrique, c’est instable… en ce qui concerne les Caraïbes, elles se trouvent sur la même faille sismique qu’Haïti… et à la Réunion, le problème, c’est que, finalement, vous vous retrouvez un peu en France ». La Thaïlande leur offrant tout ce dont ils rêvaient pour leurs vieux jours, ils vont quitter la France pour de bon. « On va vendre notre maison, et on ne reviendra que pour des occasions bien particulières ».
Et leur installation suscite des vocations… la cousine de Jacques, qui habite à Madagascar, envisage de les rejoindre en Thaïlande pour sa retraite… ainsi et leur fils, qui lui, verrait là une opportunité de construire sa carrière à l’international dans une zone économique dynamique…
Propos recueillis par Louis, Aout 2010
* par soucis d’anonymat, les prénoms ont été modifiés
« Un placement raisonnable et rentable »
Bernard, 63 ans, n’en est pas à ses débuts en Asie… tout débute avec « une expatriation qui a commence en 95 à Calcutta ». En Inde, il y a 15 ans, donc… lorsqu’on lui demande quelles sont les grandes différences qu’il perçoit entre la France et la Thaïlande, il rectifie : entre la France « et l’Asie ». La réponse est concise : « Le coût de la vie et le climat ». Il ajoute : « Je me sens bien en Asie. J’ai besoin de chaleur ». Il apprécie également le fait que l’Asie soit « diverse dans ses peuples et dans ses cultures ».
Aujourd’hui, Bernard partage son temps entre les Philippines et la Thaïlande. Aux Philippines, il consacre son temps à une « ONG franco-philippine implantée sur Manille depuis plus de 18 ans et qui s’occupe essentiellement des enfants des rues de la métropole ». Mais il connaît aussi très bien Bangkok… « Quand j’étais basé en Inde et ensuite à Hong Kong, je suis venu très souvent à Bangkok pour raison professionnelle et j’y ai même habité 4 mois en 2005 ». C’est à ce moment qu’il a décidé d’investir pour la première fois. « Etre sur place était idéal pour connaitre le marché et trouver ce qui correspondait a mon cahier des charges de l’époque. »
Il est aujourd’hui propriétaire de trois appartements à Bangkok : 2 studios, de 30 et
Vivre en Asie ne l’empêche pas de garder des liens étroits avec ses proches: « Je vais en France 3 fois par an et mes contacts avec les enfants et la famille sont quasiment journaliers.» En revanche, il n a pas conservé de propriété dans l’hexagone, préférant « faire des donations aux enfants »
En Asie, il bénéficie de la couverture santé par le biais de la CFE (Caisse des Français à l’Etranger). Lorsqu’il se rend en Thaïlande, c’est avec un visa touriste, puisque ses séjours sont de courte durée.
A la fois résident à temps partiel et investisseur averti… Bernard est une illustration de la multiplicité des styles de vie qu’offre la Thaïlande…
Vous avez-peut-être entendu dire que le fait de vivre à l’étranger pouvait vous exonérer de payer l’impôt sur le revenu en France. De peur de vous décevoir, cela n’est pas valable pour les retraités vivant en Thaïlande.
La convention fiscale qui lie le gouvernement de la République française au gouvernement de la République de Thaïlande stipule en effet que :
« […] les revenus constitués par des pensions ou autres rémunérations au titre d'un emploi antérieur, provenant d'un Etat contractant et payés à un résident de l'autre Etat contractant, sont imposables dans le premier Etat. » Autrement dit, les revenus de pensions de retraites versées par l’Etat français à un résident thaïlandais sont imposables en France.
Le tableau ci-joint confirme bien que toutes les pensions, publiques comme privées, de source française, sont imposables en France.
En revanche, en fonction que vous êtes considéré par le fisc comme résident ou non-résident, le calcul de votre impôt ne sera pas le même.
Comment savoir si vous devenez « non-résident » ?
Selon la loi française, vous êtes considéré comme résident français si vous ne répondez à un seul des critères suivants. Vous êtes donc considéré comme non-résident si vous ne répondez à aucun de ces critères.
- Votre foyer (conjoint ou partenaire d'un PACS et enfants) reste en France, même si vous êtes amené, en raison de nécessités professionnelles, à séjourner dans un autre pays temporairement ou pendant la plus grande partie de l'année. A défaut de foyer, le domicile fiscal se définit par votre lieu de séjour principal.
NB : la Thaïlande sera considérée comme votre « lieu de séjour principal » si vous y séjournez plus de 183 jours par an (6 mois).
- Vous exercez en France une activité professionnelle salariée ou non, sauf si elle est accessoire
- Vous avez en France le centre de vos intérêts économiques. Il s'agit du lieu de vos principaux investissements, du siège de vos affaires, du centre de vos activités professionnelles, ou le lieu d'où vous tirez la majeure partie de vos revenus.
Pour les retraités, le dernier point peut apparaître assez ambigu : si vous ouvrez un compte en banque en banque en Thaïlande (voir notre rubrique spécifique), vous pouvez demander à vos caisses de retraite de verser vos pensions sur ce compte. « Tirez »-vous alors vos revenus de France ou de Thaïlande ? Quid d’une personne ayant d’importants revenus locatifs en France ? Interrogé sur la question, le centre des impôts des non-résidents répond que c’est avant tout le premier point qui compte.
Ainsi, dans les faits, un retraité sera considéré comme non-résident s’il vit plus de 6 mois par an en Thaïlande et qu’il n’a plus de foyer en France (femme ou enfants mineurs).
Cette information est donnée à titre indicatif, et nous vous invitons à vous mettre en relation directe avec le centre des impôts des non-résidents (contact en bas de page) pour définir votre statut personnel. Le centre des impôts des non résidents répond aux mails sous 48h, et des conseillers sont joignables par téléphone.
Que se passe-t-il si vous devenez « non-résident » ?
Changement du mode de calcul de votre impôt
Si vous devenez non-résident, vous dépendrez du centre des impôts des non-résidents (contact en bas de page), et le mode de calcul de votre impôt évoluera de la façon suivante :
- A la source, la CSG et le RDS ne seront plus prélevés sur le montant brut de votre retraite.
- Votre imposition sur le revenu s’effectuera à la source (plus de système de parts ni de déduction). La retenue s’effectue sur le montant net des sommes versée, déterminé après l’abattement de 10 %, selon un barème qui varie selon les années.
- Pour l’année 2010, le barème est le suivant :
- de 0 à 1170 € : 0%
- de 1170 à 3393 €: 12%.
- au delà de 3393 €: 20%.
Dans le cas où votre retraite est répartie sur différents organismes (sécurité sociale, ARRCO, AGIRC), aucune n’atteignant 1 165 €, le fisc n’effectuera aucune retenue à la source… mais ne vous oubliera pas… vous devrez en effet également adresser une déclaration de revenus au centre des impôts des non résidents. Interviendra alors une régularisation dite « régularisation du prélèvement à la source » entre les prélèvements à la source effectivement effectués et le montant de votre impôt calculé.
Encore une fois, nous vous invitons à vous mettre en relation directe avec le centre des impôts des non résidents qui pourra effectuer pour vous des simulations.
Démarches
1ère année
Si vous quittez la France avant le moi de mai :
Vous effectuerez votre première déclaration de revenus à l’étranger en mai (sur vos revenus de l’année précédente) normalement.
- Si vous déclarez en ligne, pensez simplement à bien être muni de votre numéro de « télédéclarant » qui figure sur votre précédente déclaration. Vous mentionnerez alors votre nouvelle adresse sur votre déclaration.
- Si vous déclarez sur papier : prévenez le centre des impôts de votre commune de résidence de votre changement d’adresse avant votre départ pour bien recevoir votre déclaration.
Si vous quittez la France après le moi de mai :
Vous avez effectué votre déclaration normalement au mois de mai précédent votre départ.Contactez alors le centre des impôts de votre ancienne commune de résidence en France pour l’avertir de votre changement d’adresse et pour qu’il transmette votre dossier au centre des impôts des non-résidents.
2ème année :
Contactez le centre des impôts des non résidents (de préférence un peu avant le mois de mai !), pour vous assurer qu’ils ont bien reçu votre dossier (qui doit normalement leur être transmis automatiquement).
En mai, vous effectuerez alors deux déclarations :
- Une déclaration 2042 pour les revenus que vous avez perçus entre le 1er janvier et la date de votre départ.
- Une déclaration 2042NR pour les revenus que vous avez perçus entre la date de votre départ et le 31 décembre.
Années suivantes :
Vous effectuez chaque année une déclaration 2042 NR
Que se passe-t-il si vous demeurez « résident » ?
Vous continuerez de déclarer vos impôts normalement, au centre des impôts de votre commune de résidence en France.
Contact utile
Service des impôts des non-résidents :
10 rue du Centre
93465 Noisy le Grand
Tél : 01 57 33 83 00
internet: www.impots.gouv.fr (particuliers / vos préoccupations / vivre à l’étranger)
mail : Cette adresse email est protégée contre les robots des spammeurs, vous devez activer Javascript pour la voir.








